La sociocratie

"Quand j’ai découvert la sociocratie en 2007, j’ai été séduit par la congruence du principe d’équivalence, fondement de la méthode, avec mon éthique personnelle et professionnelle et par son approche systémique des questions organisationnelles et managériales qui résout la question du pouvoir et de son exercice.

La sociocratie m’a apporté, en outre des outils simples et performants pour aider les organisations que j’accompagne comme consultant à vivre ce principe d’équivalence, à articuler harmonieusement un bien commun clairement explicité avec les besoins de chacun de leurs membres, à favoriser le déploiement de l'intelligence collective.

 Le mode de gouvernance sociocratique  offre aux organisations une démarche et des moyens pour favoriser :

  • Une appropriation de la vision et des objectifs de performance globale - économique, sociale, environnementale - à tous les niveaux de l’organisation.
  • Des processus performants pour prendre les décisions stratégiques de manière collective et efficace au niveau approprié (cercles de décision).
  • Un management authentiquement participatif qui valorise la contribution et la responsabilité de chacun (Consentement).
  • Une structuration de la circulation de l’information à la fois descendante et remontante (Double-lien)
  • Renforce l’esprit d’équipe et favorise l’émergence des leaders (Election sociocratique)"

       

Pierre Tavernier

 

Notre offre :


  • Conférences et ateliers sur demande
  • Formations intra ou inter entreprises reconnues par le Centre Français de Sociocratie
  • Conseil et accompagnement pour  l'implantation de la sociocratie en association ou entreprise
  • Supervision

 

Téléchargez notre plaquette : "Construire un management authentiquement participatif, éthique et performant avec la sociocratie"

 

 

Un peu d’histoire :

 

Le mot « sociocratie » a été inventé par Auguste Comte, un philosophe français du début du XIXe siècle, que l’on considère comme le père de la sociologie. Ce terme signifie littéralement la gouvernance du « socios » c’est-à-dire des personnes qui entretiennent des relations significatives entre eux, des associés.

 

Kees Boeke (1884 – 1966)[1], psychosociologue et pédagogue Hollandais reprit le terme « sociocratie » pour décrire un mode d’organisation basé sur l’équivalence des participants et la prise de décision par consensus, mode d’organisation qu’il a expérimenté au sein de la Werkplaats Community School in Holland. Kees Boeke formula pour cela 3 règles :

- les intérêts de tous les membres sont pris en considération, chacun acceptant de se soumettre aux intérêts de la communauté.

- une solution n’est adoptée que si elle est acceptée par ceux qui vont la mettre en œuvre.

- tous les membres sont prêts à agir conformément aux décisions prises unanimement.


 Pour atteindre son but, Endenburg formula dans les années 1970 les règles de base du mode de gouvernance sociocratique en s’inspirant de la théorie des systèmes et des travaux de la cybernétique et de la biologie,

 

« En application depuis plus de trente-cinq ans, la méthode a franchi le stade expérimental et est utilisée avec succès en Hollande dans des organisations aussi diversifiées qu’une compagnie en électromécanique, un département municipal de la police, un monastère bouddhiste, une garderie, une chaîne de salons de coiffure, un réseau local d’écoles publiques et de nombreuses autres organisations. Des évaluations formelles ont démontré que ces organisations connaissent un accroissement au niveau de l’innovation et de la productivité de 30 à 40 pour cent, une réduction dans le nombre des réunions, une réduction dans le taux d’absentéisme pour maladie et une implication accrue des travailleurs dans la vie organisationnelle. Les travailleurs et les gestionnaires apprécient vivre et travailler dans des organisations sociocratiques. Plus simples, elles sont faciles à gérer et semblent avoir une capacité exceptionnelle d’innover, de se régénérer et de réagir aux imprévus du marché. La méthode fonctionne particulièrement bien dans des organisations allant jusqu’à 1500 personnes et quelques entreprises de taille beaucoup plus grande sont en train d’en faire l’expérience. (…)

 

La sociocratie diffère de la pensée qui sous-tend les cercles de qualité, l’analyse sociotechnique, les coopératives, les plans de participation des travailleurs à la propriété car elle met d’abord l’accent sur la modification du rapport de pouvoir (maître/serviteur) qui existe en filigrane dans toutes les organisations modernes entre patrons et employés. » [2]


En pratique :


La Sociocratie vise donc à rendre les organisations capables de s’auto-organiser  et à donner aux personnes  qui  vivent dans une organisation la possibilité de s’associer en toute conscience aux décisions qui les concernent à la lumière d’un bien commun clairement exprimé. La sociocratie postule pour cela l’équivalence des personnes dans la prise de décision qui les concernent et organise des communications organisationnelles transparentes.

 

Pour cela la sociocratie distingue dans une organisation la structure de mise en œuvre des décisions, le plus souvent hiérarchique, et la structure de prise de décisions stratégiques constituée de cercles inter-reliés. Les décisions stratégiques doivent être prises, à leur niveau, par tous ceux qu’elles concernent dans ces cercles constitués de façon appropriée en respectant des règles simples.

 

Gerard Endenburg formula au début des années 1970, les règles qui favorisent la mise en œuvre de l’intelligence collective en dotant une organisation d’une structure de communication et de prise de décisions appropriée.

 

Les 4 règles de bases de la sociocratie :

 

1. Le cercle


L’organisation met en place, sur la structure existante, une structure de prise de décisions constituée de cercles semi-autonomes d’individus. Chaque cercle poursuit un but clairement identifié et organise son fonctionnement comme sous-système de l’organisation. Il est responsable de l’ingénierie de ses processus de travail, qu’il doit définir en termes d’objectifs, d’activités et de mesure des résultats Un cercle établit ses propres politiques sur la base du consentement de ses membres. Il élabore son propre système d’information et d’éducation permanent par la recherche expérimentale, l’enseignement formel et l’apprentissage sur le tas.

 

2. Le consentement

 

Le mode de prise de décisions d’une organisation sociocratique est le consentement. Le consentement signifie : il n’existe plus d’objection motivée par des arguments valables. Dans un cercle sociocratique, aucune décision d’ordre politique (qui affecte durablement le fonctionnement de l’unité et l’organisation du travail) ne sera prise si un des membres y oppose des objections raisonnables. Les décisions quotidiennes ne requièrent pas le consentement des participants parce qu’elles sont généralement prises à l’intérieur de politiques déjà convenues dans le cercle.

 

3. Le double lien

 

Un cercle est relié au cercle qui lui est immédiatement supérieur par un double lien. Cela signifie qu’au moins deux personnes, le responsable de l’unité de travail et un membre délégué par le cercle sont membres du cercle immédiatement supérieur.


4. L’élection sans candidat

 

Le choix et l’affectation des personnes dans une fonction ou la délégation d’une tâche se fait sur la base du consentement des membres présents et ce, après une discussion ouverte dans le cercle.

 

 

Les bénéfices de la sociocratie :

  •   Permet l’auto organisation des structures
  •   intègre les besoins individuels et collectifs
  •   developpe une vision positive du rôle de leader
  •   favorise le leadership et encourage l’initiative des collaborateurs 
  •   developpe l'esprit d'équipe et le sentiment d'appartenance 
  •   facilite la co-création dans une vision partagée 
  •   améliore la productivité et la réactivité des organisations 
  •   réduit les luttes stériles de pouvoir
  •   régule les conflits
  •   prévient les risques psychosociaux et la maltraitance
  •   concilie efficacité et comportement éthique

 

D'autres infos sur la sociocratie sur le site du Centre Français de sociocratie : http://sociocratie-france.fr


Plaquette
1,9 Mo
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